Prix Humour et Politique 2005

Publié le par Alain

Le prix "Press club, humour et politique" couronne chaque année la meilleure petite phrase politique, volontairement ou involontairement drôle.

Lauréats du prix humour politique 2004 du Press Club

Etaient nominés :

Jean-Luc Benhamias (ancien secrétaire national des Verts) : "Le miracle permanent des Verts, c'est que les gens nous attendent encore pour refaire le monde".

 

Jean-Louis Debré (président de l'Assemblée nationale, après la réception de la délégation des Jeux Olympiques) : "A l'Assemblée on s'occupe des J.O. et on laisse les Jeux para-olympiques au Sénat".

Valéry Giscard d'Estaing (ancien président de la République et ex-président de la Convention européenne, parlant du projet de Constitution européenne) : "C'est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit: je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai rédigé".

Robert Hue (ancien secrétaire national du PCF) : "Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l'auraient appelé Sarkozy".

Manuel Valls, député-maire PS d'Evry (Essonne) : "J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui".

En décembre 2004, une première série de 5 petites phrases avait été sélectionnée:

Michel Barnier (ministre des Affaires étrangères) : "Que l'on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve".

Malek Boutih (secrétaire national du PS à propos de la venue de Lionel Jospin aux universités d'été du PS) : "Cela fait toujours plaisir de revoir ses grands-parents".

Hervé Gaymard (ministre de l'Economie) : "Je n'ai pas le sentiment de tromper ma femme quand je suis avec la France".

Bernard Poignant (PS, parlant de Laurent Fabius) : "L'an dernier, les carottes étaient râpées, cette fois elles sont cuites".

Jean-Pierre Raffarin : "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints".

 

Le prix Press Club humour et politique 2005 a été décerné à Nicolas Sarkosy  pour avoir déclaré : "je ne suis candidat à rien".  Brice Hortefeux, ministre aux Collectivités territoriales, a reçu le prix au nom de Nicolas Sarkozy, dont il est l'un des proches. "Lui obtient des distinctions, et moi je les reçois", a-t-il dit.

 Composé de 16 membres - en majorité journalistes - et présidé par Jean Miot, ex-président de l'AFP, le jury a jugé cocasse la modestie proclamée par le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur Sarkozy, qui n'a jamais caché ses ambitions.

Le jury a également récompensé Valéry Giscard d'Estaing "pour l'ensemble de son oeuvre". Celle-ci s'est enrichie en 2004-2005 de deux formules ayant trait à la constitution européenne - "C'est un texte lisible, limpide et assez joliment écrit. Je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai rédigé"- et au référendum : "c'est une bonne idée d'avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui".

Plusieurs des "nominés" 2005 étaient présents au Press club pour la remise des prix, Notamment le sénateur PCF Robert Hue, auteur d'un : "si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l'auraient appelé Sarkozy". Présents également, le député PS François Loncle et l'élu Vert Jean-Luc Benhamias. Le premier, parlant du Premier ministre Dominique Galouzeau de Villepin, avait lancé : "il porte un nom de cheval de course, mais il n'a jamais couru". Le second avait lâché: "'le miracle permanent des Verts, c'est que les gens nous attendent encore pour refaire le monde".

Le lauréat 2004 avait été Jean-Louis Debré pour avoir lancé à propos de la Corse : "Je n'imagine pas un instant cette île séparée du continent".

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